VENDREDI 13/01/12, Paris

Nous vous proposons d’assister à la création d’une performance spécialement conçue pour la sortie de l’album UP UP UP PRESS CONFERENCE PUBLIC / UP UP UP

Après 361 et ALF10, UP UP UP est le troisième opus de l’aventure musicale The Other Colors entamée en 2007. L’enregistrement comporte quinze titres avec les textes de Marie Möör et les musiques de Laurent Chambert. Disponible dès le 15 Janvier 2012 sur les principales plateformes de téléchargement légal (iTunes, Amazon etc).

A l’occasion de ce rendez-vous exceptionnel vous pourrez découvrir un avant goût du projet et la façon dont sa première diffusion publique sera proposée le dimanche suivant. Un événement ouvert à  votre participation. –

PRESS CONFERENCE PUBLIC / UP UP UP La Société de Curiosités, Paris, 13 janvier 2012 24 Place Sainte Marthe, 75010 / 20h00. Entrée libre

10 POUR FINIR ET COMMENCER

Une série de 10 rendez vous à Paris, à partir du Vendredi 18 Novembre 2011. Second rendez vous Vendredi 9 décembre 2011 :  Ici

Présentation générale

Dans l’enjeu actuel d’un choix d’orientation culturelle collective à grande échelle vers la croyance ou bien vers l’intelligence, le projet Infact Paris/La Société de Curiosités, en engageant les pratiques de production et d’écoute dans des échanges plus divers et moins normés, emprunte des voies possibles.

Il propose des façons de faire des nouveaux partages, d’autres configurations de places pour donner libre cours à des pratiques artistiques inhabituelles et transformer leur abord en une activité.

Les modes de dialogue ainsi constitués entre des intentions et des attentions peuvent produire un effet de réseau qui ne repose pas sur l’affirmation préalable d’une communauté.

Nous invitons et nous nous invitons à mettre en oeuvre des conversations entre différentes façons de faire et de répondre.

Questions conséquentes :

Comment accompagner l’apparition d’un nouveau public et la mise en circulation de discours différents, à la fois dans leurs places et dans la façon dont ils se constituent?

Comment ce qu’on construit pour rencontrer une “oeuvre” peut nous aider à participer à d’autres conversations sur la façon d’entrer en rapport avec le monde?

Comment échapper à la médiation pédagogique qui nous initie aux très hautes valeurs de l’art, surtout posées comme inatteignables?

Comment développer une pensée de l’indépendance et la recherche d’un fonctionnement autonome au milieu de l’extrême dépendance financière et sociale?

Comment, à côté des mécanismes “société du spectacle”, spectaculaires et aveuglants, créer la possibilité de donner à chacun le soin de se construire une identité, de s’individuer tout en entretenant ce qui le relie à l’autre, en cultivant la possibilité de l’entendre aussi dans sa différence, sans le considérer comme adversaire mais au contraire plutôt comme potentiel partenaire?

NEW YORK-PARIS CONFLUX #1

Lundi 21 MArs 2011 / Paris – Un projet de Infact, La Société de Curiosités, Eric Périer, avec la participation de Issue Project Room (New York)

Edition 1 : HA YANG KIM / LAURENT CHAMBERT

NEW YORK-PARIS CONFLUX – 21/03/2011

InFact, La Société de Curiosités Présentent

NEW YORK PARIS CONFLUX
#1
HA YANG KIM / LAURENT CHAMBERT
24 Place Sainte Marthe, Paris 10e.
Lundi 21 Mars 2011
20h30
 
Participation 5 euros sur réservation.
Réservations à : lasocietedecuriosites@gmail.com
Avec le soutien de La 3ème porte bleue et Michèle Rizet 

VENDREDI 11 MARS 2011

FESTINA LENTE
Première ritournelle du laboratoire d’électro poésie
Martin Bakero et Maja Jantar

24 Place Sainte Marthe, 75010 (3 ème porte bleue) - Paf : 5 euros.

Attention : à partir de 20h30 les portes ouvriront toutes les 20 minutes - Ouverture : 19h30 - Petit bar.

Un cycle activé par Martin Bakero, Eduard Escoffet et Eric Périer.

En intermède une sélection musicale par Ramuntcho Matta.
23 h : Diffusion du remix de Rose et Noire, en présence des artistes, Laurent Chambert et Marie Möör.
Réservations (jauge 80 personnes) à : lasocietedecuriosites@gmail.com

“Indépendance, alternativité”…

Une interview pour la revue ACTES IF.

Eric Perier
la société des curiosités
rencontre le 1er juillet 2010

Sur quelle base avez-vous ouvert cet espace, la société de curiosités ?

Le terrain si je puis dire c’est Paris, aujourd’hui.

Je cherchais un local pour donner un point de rendez-vous à ceux que la création artistique et les formes de vie qui vont avec intéressent.

Alexandre Grauer, avec qui je travaille par ailleurs sur les Qwartz electronic music awards, m’a parlé d’une salle à louer à côté de chez lui. Une caution et quelques frais, un prêt de matériel de diffusion sonore par le constructeur d’enceintes Cabasse, pas de reprise de bail mais un bail précaire (qui passa très malheureusement de deux à un an) : deux mois plus tard nous emménagions.

Comment définirais-tu l’activité que tu y as menée ?

Une mise en oeuvre d’autres types de relations entre public, artistes, une institution culturelle, qui soit cohérente avec les enjeux actuels et la nécessité d’explorer des possibilités.

Et sur ta démarche ?

Faire avec nos inclinations et voir ensuite. Faire quelque chose pour y voir plus clair, et essayer ensuite d’en tirer des voies possibles. Le monde étant compliqué, c’est une méthode.

Nous proposions aux artistes de réfléchir ensemble à créer une situation de jeu inhabituelle, ainsi qu’au nombre de rendez vous public utiles pour tester et faire évoluer ces situations. Ces rendez-vous gratuits étaient ouverts à un public qui devenait membre de l’association par adhésion, les revenus de l’activité étant destinés aux frais de fonctionnement du lieu.

Une communauté de 3500 membres s’est formée cette première année lors des 250 rendez vous proposés.

Cette démarche te semble-elle indépendante, alternative ?

Ca peut sembler puisqu’on a rien demandé à personne.

Je me méfie cependant de ces notions. Qui peut être sûr de ses capacités à résister à une pression idéologique ? Qui peut dire qu’il sait comment résister au mélange entre ces pressions et une pression économique ? L’enfer étant pavé de bonnes intentions, on peut créer un label indépendant et être un tyran de label. Les précepts de nombreux artistes ou intellectuels ‘alternatifs’ sont souvent reprise des injonctions du modèle dominant. On les comprend : quand on voit la façon dont beaucoup de penseurs deviennent des thuriféraires d’un monde de l’art soi disant éternel après avoir été des critiques prétendument dérangeants, on peut penser que leurs critiques n’étaient pas intéressantes. Ni indépendantes ni alternatives, alors qu’elles ont fait office de ça !

Quelle définition donnez-vous à l’indépendance et l’alternatif ?

D’abord ne pas confondre alternative et ‘l’alternatif’ désigné! Il y a une tendance à survaloriser une résistance à une norme qu’on suppose omnipotente. Cela cache plutôt la faiblesse de nos pouvoirs de description et de compréhension. Car cette norme n’est peut être pas aussi puissante et contraignante qu’on le dit.

Chacun a une façon de réagir aux discours et aux pratiques dominantes. Michel de Certeau a très bien décrit cela, en mettant en avant que la culture populaire c’est aussi une sorte de braconnage par rapport à une forme de culture dominante et qu’il est inutile de mettre en avant un pouvoir énorme et invincible des normes. Ce n’est pas parce qu’il y a une avalanche de films et de musiques idiots que tout le monde est réduit à une pensée étroite et normée.

Faire des choses par inclination, avec obstination, mettre des idées sur la table, porter une attention soutenue à ce qu’on est en train de faire, voir si ça marche, si on peut tirer des lignes et qui on peut rencontrer à partir de cette expérience, penser notre rapport à l’art comme un rapport au monde, contourner les effets de connivence, c’est aller vers l’indépendance.

Sur quelle économie reposait le projet ?
La participation des membres (cotisation annuelle, donation).

Et les artistes n’étaient pas payés ?

Nous avons ensemble investi, testé, incubé, renouvellé des idées pour créer des situations concrètes à développer par ailleurs.  Chaque artiste ayant participé au processus a pu tirer parti de la situation selon ses projections et stratégies. Nous ne proposions pas de jouer gratuitement une seule fois, mais éventuellement plusieurs, ce qui a été le cas pour la majorité des projets, il fallait donc que pour chacun des artistes la gratuité soit justifiée à ses yeux. Pour le public, nous avons échangé gratuité contre disponibilité, de fait nous étions dégagé de l’obligation d’adhérer aux formes consacrées par la commercialité.

On dirait que l’institution te semble dangereuse ou que tu redoutes les effets de la subvention…

Au lieu de se polariser sur les stratégies pour prendre de l’argent à l’institution, comme si c’était le seul moyen de rencontrer les circuits d’argent, il serait intéressant de tester d’abord d’autres façons de penser le domaine d’activité dans lequel on s’inscrit : la distribution des rôles de chacun, qui fait, qui parle, qui écoute, la visibilité, l’audibilité de ce qu’on fait. Penser la possibilité de faire autre chose qu’intervenir dans un paysage tout dessiné et quadrillé, faire « autre chose » c’est aussi se dire qu’il y a d’autres façons de cartographier le même terrain et d’autres façons de dessiner des parcours à l’intérieur. Qu’est-ce qui se passe quand on essaie de faire autrement, quels problèmes, quelles questions et réponses apparaissent ? Et qui peut-on rencontrer sur ce chemin ?

Ce qu’il faut redouter, ce ne sont ni les institutions ni les subventions, mais ceux qui font douter de la légitimité à résister, ce qui est plus grave que d’éliminer des façons de résister. La seule rationalité n’est pas la situation présente telle qu’elle s’impose.

ENFIN DEHORS!

ENFIN DEHORS#4 : invité : Christian Zanesi

+articulations inattendues++++++++++++++++++++++++++++
++++++++++++++ constantes d’une configuration ++++
++++++++++++ prise en main de la distance ++++++
++++ « Les ondes courtes » ++++++++++++++++++++++
++++++ braconnage en règle +++miroir++++++++++++++débordement+++++++excentrique ++++++ défaire l’’ambiguïté+++++hacké, parasité+
+++contre l’exotisme+++++++++++++++ effondrement temporaire+
+++++++ qui est à l’extérieur ++++
++++++++++++++++++++++

Mercredi 2 Février 2011 , 20h30, 105 rue du faubourg du temple (la Java), Paris – 8 euros

ENFIN DEHORS ! #4 , Soirée pour sortir de la réserve

Artiste invité : CHRISTIAN ZANESI et KASSEL JAEGER

Laurent Chambert, décrivant précisément, lors d’un échange sur la page facebook, ENFIN DEHORS:

” Le déroulement de la soirée joue au risque d’être un peu déroutant sur ce brassage quasi permanent des flux. Il est presque crucial de ne pas expliciter les origines de ces derniers : entre source…s radio et titres alternatifs. Nous ne voulons pas établir de rapport hiérarchique, de classement voir de prescription. Il s’agit de laisser à chacun le soin de penser son écoute, de se poser la question du choix ou de la préférence. Indiquer devient didactique ! A l’intérieur de ce programme nous aménageons des temps manifestes : il est possible pour chaque membre de la soirée de soumettre à l’écoute générale une musique choisie. Il s’agit à ce moment là et très précisément d’une décision et d’une responsabilité assumée. Elle peut alors être revendiquée et comme signée ! Les crédits sont affichés via le prompteur. Enfin le “live” du ou des musiciens invités vient offrir un nouveau mode de présence et bénéficie certainement par contraste d’une “irruption” plus forte voire marquante. C’est donc la mise en oeuvre d’un plan duquelle des émergences sont possibles. Cette surface laisse à chacun le soin de se ménager, aménager une appréciation, comme son point d’écoute personnel ! “

+

20h30-Minuit : Flux et reflux du flux radio - Irruptions en vrai de l’artiste invité (et de ses invités) - Interventions délibérées du public par la diffusion des titres de leurs choix – Prompteur diffusant les titres de la playlist du public – Relais capteur d’attention – Plan Physique des musiques

PLAN PHYSIQUE DES MUSIQUES :

Pour l’ensemble des musiciens présent ce soir là et dans l’esprit de l’action qui se lance nous offrons la possibilité de présenter des musiques en vente !
Venez avec quelques exemplaires de votre production musicale (( CD ou clé USB )) et nous nous chargerons de l’exposer et de la présenter au public présent via un stand dédié et son responsable permanent.

En partant, vous récupérerez vos exemplaires non vendus et nous vous reverserons 100 % des ventes éventuelles. En échange, nous conserverons la liste des albums présentés et la possibilité de l’afficher sur nos pages événements.
Les conditions à remplir : le CD doit faire l’objet d’une édition et d’un point de vue commercial, nous n’assumons aucune des charges associées aux ventes.
Il s’agit d’un service gratuit pour offrir de la visibilité.
Le stand sera confié à l’un de nos équipier qui se chargera de l’opération – de son début à sa fin.

- Les crédits de la playlist du public seront vidéoprojetés et diffusés lors de leur diffusion le soir même ainsi que dans le mailing d’après soirée.

Entrée 8 euros / Groupe facebook ici

Artiste invité de la première Enfin Dehors : ALEXANDRE BELLENGER

Et AVRIL WIPAGO

Artiste invité de la deuxième : TRAMI NGUYEN

Et MARGOT DORLÉANS (danse)

REMI DURUPT (percussions)

ENFIN DEHORS #3 : ERIC MINKKINEN


‘Si chacun d’entre nous parvient tant bien que mal à vivre ce monde – cela tient en partie à la capacité mentale de l’organiser. Avant même l’aptitude de le transformer, l’actionner, il s’agit de le saisir avec l’aide de ce que l’on peut nommer sa “représentation”. Nous possédons en tête une grande quantité d’éléments tous disparates et pourtant trouvant comme “place”. Du stimulus sensoriel à la réminiscence en passant par le concept ou la simple information, etc. Nous nous défendons constamment de l’entropie et privilégions le contrôle a minima de nous même. Cette “représentation” nous offre la carte intime de nos vies respectives et ainsi l’infinité des possibilités.

Il se trouve que nous pouvons intérioriser des configurations prêtes à l’emploi, les “consommer”. Ce que l’on désigne par les idées reçues – liste très/trop longue – une inclinaison à nous satisfaire d’explications toutes faites, au désir d’être rassuré et parfois guidé. Nous manquons souvent du courage nécessaire pour tenter le contre courant, l’autrement, le hors dominante. Il y a aussi la prégnance du mimétisme ou cette croyance à gagner du temps, de la proximité, de la connivence et finalement toujours de l’illusion. Chaque représentation individuelle sera une combinaison d’éléments pouvant être partagé (ou pas) mais ayant essentiellement le principe par analogie d’un – code unique – résultant d’un décryptage, d’une expérience, d’une assimilation véritable de toutes choses de l’existence et ouvrant ainsi le potentiel d’une sensibilité unique.

Il y a aujourd’hui à l’ère de l’internet des enjeux capables de transformer notre relation au monde. Au delà du fait de transposer, transmettre et faire circuler les choses en informations. Au delà du fait d’interroger leurs consistances – il y a la possibilité de transformer nos façons de vivre ensemble. L’émancipation ramènera chacun face à la responsabilité de se construire aussi une vision du monde – et à travers elle par mille et une façons, de proposer en retour de possibles contributions. La revue Droit de Cités participe de cette action et rassemble en une coexistence les pratiques de chacun des intervenants. À vous d’en mesurer les originalités, les orientations, les espérances, les visées respectives. À vous de trouver, de vous approprier ce qui pourra nourrir votre propre conception de l’ordre du monde à venir. Votre monde.’

Laurent Chambert  (((  sur Droit de Cités - Atelier T256