InFact Paris

INFACT PARIS s’est déployé en 3 étapes successives depuis 1999 :

1 : INFACT 1999 / 2003 : Un incubateur créé par Eric Périer, Gustavo Nieto et André Panibratcehnko, dans un espace de 25 ateliers et 1000 m2 d’exposition (Paris 9e).

2 : INFACT 2002 / 2009 : Evénements proposés par Eric Périer, mêlant les dimensions populaires et plus recherchées des arts audio-visuels. Projets « Musiques secrètes » (18 rendez vous en 2004) « Heaven’, (43 rendez vous hebdomadaires entre 2006 et 208), et Transports Non Communs (6 entre 2004 et 2008).

3 : LA SOCIETE DE CURIOSITES, depuis Avril 2009, Eric Périer, avec Alexandre Grauer, fondateur des Qwartz electronic music awards, jusqu’à 2010, puis Impasse sainte Marthe, et, depuis 2012 au 123 rue de Clignancourt, Paris 18eme, chez l’architecte Yann Macbeth.

+

InFact Paris est née 1999 à Paris. (Un historique ici)
Le projet ‘Société de Curiosités’ s’inscrit dans sa continuité, avec la participation de :

Alexandre Grauer, fondateur de Qwartz, Laurent Chambert, artiste  Rémi Roche, chef d’orchestre, philosophe  Clémence Seurat, chargée de projets culturels  Almaz, illustratrice sonore Pierre Lacoeuille, avocat  Florence Huguet, médecin,  Jean-Éric Menezes, étudiant en arts plastiques  Jonna Ryfman, juriste  Pierre David, artiste plasticien  Cécile Paoli, comédienne.

Membres soutiens :

Kenneth Goldsmith, poète, professeur de littérature, fondateur du site ubu.com.  Pierre Henry, musicien  Bernard Parmegiani, musicien  Christian Zanesi, musicien, directeur du festival Présences électroniques  Scanner, musicien  Noël Akchoté, musicien, compositeur.

En un an 250 rendez vous publics ont eu lieu à la Société de Curiosités, 9 cité des 3 bornes, 11 e arrondissement.

Le club de la Société de Curiosités compte 3500 membres.

La Société CABASSE a offert à la Société de Curiosités un système de diffusion sonore en 7.1 EOLE.

PRÉSENTATION DU PROJET SOCIÉTÉ DE CURIOSITÉS en AVRIL 2009

Depuis Avril 2009, quelque part à Paris, vous êtes conviés à faire partie de la Société de Curiosités, un mode d’être ensemble avec les sons d’aujourd’hui, un réseau où, entre la profondeur et les hauteurs, on réédite la surface.

Vous y rencontrerez des situations d’expérimentation des arts de l’image et du son.  La Société de Curiosités est un club privé ouvert, pour s’y inscrire il suffit de nous contacter par mail.

Quelques lignes des discussions en cours :

– Comment déployer, déplier un événement, en faire un dialogue, une occasion d’échange et d’expérimentation? Peut-on se dégager des conditions de production ? Est-ce que faire un événement musical c’est être réduit aux conditions x ou y de la production ? Les contrepoints invraisemblables de la musique de la Renaissance reposaient sur le fait que les gens ne les entendraient, pour la plupart,  qu’une fois : il y avait pour ainsi dire un  oubli immédiat. Mais ceux qui faisaient ça étaient loin d’être des désespérés ; on peut tout supposer : une sorte de méditation sur le texte constamment renouvelée, que le fait de faire un événement avec du son touchait, pour ces gens, à la loi du monde… De même dans la musique ancienne, quand les interprètes doivent apprécier la justesse du temps, il n’y a pas de décisions technique sure, mais ils mobilisent ensemble un savoir : on sait que tel type de vitesse est liée au pouls par exemple. Au moment où le rythme devient convaincant aux yeux et aux corps ils disent : c’est ça ! De même, trouver quelque chose  « beau » est-ce forcément se référer à des critères du beau ? A contrario, si l’on se contente du jugement de goût, quel bénéfice d’apprendre aux autres de l’ineffable ?

– « Musiquer » : qui ça met en jeu ? Il y a une distribution générique qui se fait à notre insu : qu’est-ce que c’est qu’être assis dans une salle en écoutant des haut-parleurs sans bouger ? Qui fait de la musique, avec qui pour l’entendre ? Dans la « transaction musicale »  il y a forcément une mise en rapport de la musique avec des façons d’être ensemble. Mais faire de la musique d’une certaine façon pour qu’on l’écoute d’une certaine façon ne se résume pas au seul cas particulier et historiquement déterminé du compositeur qui écrit une œuvre à jouer dans une salle de concert, où l’articulation des liens forts entre œuvre, public, salle, produit une ritualisation sociale de l’accès à l’œuvre musicale.

Il faut se débarrasser de ces concepts inutiles : public, œuvre, salle de concert, institution… et voir ce qui reste : un espace, un moment, une distribution de places. A ce moment on peut s’interroger sur la définition des places, comment on les distribue, sur le lieu, le moment, et les agents – ceux qui ont fait quelque chose, ceux qui viennent écouter -,  ce qu’on vient écouter (qu’on est pas obligé d’apeller « œuvre »),  et se demander plutôt  qui musique, quel est le produit de cette activité et quelles sont les interactions qui se produisent, plutôt que ce qu’est la musique dans une société.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s