Samedi 4 Juillet : CHRISTIAN ZANESI – LUC et BRUNHILDE FERRARI

CHRISTIAN ZANESI : SEMAPHORES / LUC ET BRUNHILD FERRARI : DERIVATIF (2008)

20h30 : CHRISTIAN ZANESI : SEMAPHORES

« Sémaphores » ( 2008 / 15’)
Le titre s’est imposé presque à la fin du travail, quand toute une série de signaux électroniques, qui étaient dans un premier temps en filigrane, sont apparus comme un des éléments déterminants de l’œuvre. Ces sons qui même éloignés ou fortement dégradés conservent leur présence. C’est la nature du signal que de vouloir traverser le bruit. Le titre est alors à prendre comme la métaphore de la matière signal.
Il y a un autre niveau dans cette œuvre lié aux sons anciens que j’ai exhumé et qui furent réalisés dans les années 80 sur l’ordinateur « temps différé » du Grm. Des sons qui, en leur temps, ont considérablement renouvelé les matériaux de la musique électroacoustique, donnant alors une nouvelle impulsion aux compositeurs fréquentant le groupe. Ces sons, pour certains irréalisables aujourd’hui ( particulièrement les transpositions dans l’extrême grave) ont marqué l’esthétique des années 80.

LUC ET BRUNHILD FERRARI : DERIVATIF (2008)

Dérivatif (15. juillet – 30. août 2008) avec 93 éléments sonores des archives de Luc Ferrari. Durée 27 ‘ 07“

« Dérivatif est le titre que Luc Ferrari donnait à sa prochaine pièce restée pour lui au tout début du stade de l’intention. C’était le 12 avril 2005. Il s’agissait d’une autre façon que jusqu’alors, d’exploiter ses archives. Son projet consistait à parcourir ses étagères remplies de bandes magnétiques aussi bien d’œuvres finies comme de pré-mixages ou des prises de son et d’en tirer chaque treizième bande pour la poser sur le magnétophone et d’en copier un extrait « n’importe où » servant à sa future composition. Comme ce travail était déjà un peu fatigant pour lui, il m’a demandé de l’aider. Ensemble, nous n’avons encore prélevé qu’une petite partie de sons ou de bribes de séquences. Avant de poursuivre cette tâche j’hésitais presque trois ans – impensable après le 22 août 2005 et l’année suivante, je me l’interdisais encore convaincue que je n’avais pas à m’immiscer dans la création de Luc et surtout : cette crainte de trahir son esprit. Puis, après maintes consultations avec lui, sans réponse audible et regrettant que ce projet ne voie pas le jour, j’ai, début juillet 2008, pris la joyeuse décision de poursuivre ses traces au fil de tant d’années de création. J’ai donc continué ce travail de copie me remémorant si intensément les circonstances des époques, les atmosphères, les saisons et n’ai pu me limiter à n’en faire qu’une sorte de catalogue sonore intime. J’ai ainsi emprunté pour moi tous ces éléments pour faire un « Dérivatif » à ma manière, sans ajouter un seul son étranger à Luc et n’utilisant qu’un minimum d’artifices de la technologie. Hanna Schygulla clôt la pièce en allemand par la courte phrase : »En une seule nuit, tout a basculé“ („Labyrinthe Portrait“, composition radiophonique avec le texte de Colette Fellous). »

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