Prisonniers entre avoir une idée et faire quelque chose

Comme si on avait une idée puis on donnait forme. Prisonnier d’un platonisme primaire avec l’idée et sa traduction dégradée dans la réalité. Ou au contraire un privilège accordé à la possibilité de réaliser des idées qu’on qualifie d’abstraites. Si bien qu’on ne sait pas ce qui est dévalorisé, l’idée dans son abstraction ou sa réalisation. C’est absurde car il n’est pas sûr que ça soit aussi séparable que ça. Ce qui gouverne la séparation entre les idées et leur réalisation c’est peut être ce qui nous empêche d’agir autrement.  A partir de ce dualisme entravant, on arrive pas à penser les 2 choses en même temps alors que la vraie réalité est là, il n‘y a pas les mots les formulations et les gestes : c’est tout un. C’est pensable et dans la différence et dans le fait que c’est mêlé et noué.

Peut-être que le plus important serait plutôt de se dire : qu’est ce que c’est que raconter ensemble une histoire, ou faire ensemble une narration qui redistribue ce qu’on prétend être une donne.

Il faut peut être se penser dans un présent irrépétable en se disant qu’il n’y a pas de codage pré-éxistant et de loi d’encodage pré-existante, tout se fait ensemble.

La détermination provient de ce que chacun selon sa légitimité produit des énoncés et qu’on est dans la construction socialisée d’énoncés et d’actes. On est dans la répétition, ou les énoncés, les actes, et la place de chacun est déjà déterminée, alors qu’il y a un certain usage de la pensée qui repose aussi sur qui produit des énoncés, et qu’est ce que ces énoncés donnent par rapport à des gestes et des actes.

Il y a derrière le vieux problème de la définition d’une différence entre les idées et la réalité, mais d’une autre façon, autrement, la différence entre ceux qui pensent et ceux qui font, entre l’art et la vie etc.  Pour la musique il y a surement un lien très fort entre la différence qu’on fait entre la musique et du bruit et celle qu’on fait entre l’art et la vie, et entre ceux qui font de la musique et ceux qui écoutent, et ceux qui en parlent. Il y a une cohérence dans le réseau qui lie la façon de poser ces différences.  Par exemple on dira qu’il faut devenir actif dans sa consommation de l’art, il ne faut pas simplement être des gens qui écoutent passivement, mais ça présupose, et laisse non interrogé la question de l’activité et de la passivité. Est ce que ça ne vient pas simplement recouvrir une différence entre la légitimité de ceux qui font et ceux qui écoutent ?

Y a t-il danger du désordre pour celui qui fait, ce danger est il le même pour celui qui reçoit ?

Est ce un danger personnel, collectif, qui régule tout ça ?

Qu’est qu’il fait du désordre qu’il risque de provoquer chez les autres ?

A propos ericperrier

Infact-Instant net est une organisation a-centrée passant parfois par moi.
Cet article a été publié dans Conversations. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s