Jouer à la Société de Curiosités ? : Comment tu fais, comment tu procèdes ?

Il y a un moment ou ce qu’on peut attendre d’autrui et de soi c’est le tranchant, et d’une certaine façon l’innocence qui va avec. Quand on transgresse la règle de bonne conduite du culturel on dit qu’on a mauvais caractère. Or il y a un moment où il faut passer au-delà des jugements et des justifications intra-culturelles, de toutes les références qui vont soi-disant permettre d’écouter ou de voir avec bienveillance. A un moment la bienveillance se doit de ne plus avoir court. Le tranchant appartient à tout le monde : Est-ce que je fais quelque chose d’intéressant ou est-ce n’importe quoi ? Est-ce que ce que j’écoute c’est n’importe quoi ou non ? Est-ce que je peux en faire usage, ou est ce que je l’accepte parce que ça fait partie du culturel ? Si je n’accepte pas, va t-on me prêter de la frustration ou d’autres jeux psychologiques ? : Comme dans la 9eme symphonie de Beethoven : ‘nicht diese tone’ : Non à ce genre de musique !

Comment tu fais, comment tu procèdes ?

Essayer de répondre à cette question c’est reposer ailleurs ou autrement une question qui est peut être difficile : comment rentrer dans la conversation sur les normes ? Ce qui n’est pas uniquement ‘comment rentrer dans le marché?’. Est-ce que je dois y rentrer avec l’affichage des références de ce qui m’ a fait pratiquer ou donné la volonté de faire référence à des choses que j’aime, ou bien dois-je présenter ce que je fais comme quelque chose dont je suis responsable et dont j’ai à répondre sans se cacher derrière des références qui pré-légitiment ? On ne peut pas répondre à l’inquiétude de se faire entendre en testant l’efficacité des références utilisées pour viser des gens qui les connaissent.

Qu’est ce que j’attends du ‘baptème’, de quelque chose qui va me faire rentrer dans un monde de pairs et d’égaux ? Pour ça je dois dire comment je me suis intéressé à ma propre façon de faire mais aussi à la façon dont je veux me faire entendre. Est-ce que pour être écouté je dois être pré-écouté ? Dois-je guider l’écoute d’autrui ou bien lui envoyer le signal que j’attends de lui qu’il m’écoute en tant que responsable de ce que j’ai fait, en tant que quelqu’un qui aurait à répondre aussi bien des conditions de son écoute que du pourquoi il a fait comme ça? Et que ce qui est livré à l’attention est aussi détaché de la façon dont j’ai voulu faire, que ce n’est pas simplement le produit de mon intention ? Je produit quelque chose qui pose des questions, tout seul, à des gens qui écoutent tout seuls : détachons l’oeuvre de toutes les intentions, pré-écoutes, guidages, médiations, parce qu’on la donne à des gens dont on pense qu’ils ont du répondant, au lieu de leur présupposer une attache à des conduites d’écoute dont ils seraient tellement imprégnés qu’ils ne seraient capables d’écouter que ce qui ressemble à ce qu’ils connaissent. On peut cesser de prendre les gens pour des être capables que de reconnaissance : ils savent aussi découvrir, car ils peuvent.

A propos ericperrier

Infact-Instant net est une organisation a-centrée passant parfois par moi.
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