Vendredi 5 Avril : DEBRIS!

Installations plastiques / conte photographique
20h Maquette théâtrale
21h Performance musicale et chorégraphique
22h DJing et VJing

Participation aux frais entre 5 et 15 euros, au choix.

A l’occasion de la présentation de la maquette de Débris de Dennis Kelly, Brouha Art et La Société des Curiosités vous invitent à une soirée autour du Trash Art. Littéralement art des ordures ou des poubelles, le Trash Art compose avec des détritus des œuvres artistiques qui contiennent une portée sociologique, poétique et esthétique. Ce sont ces trois dimensions que nous développons à travers la pièce de Dennis Kelly.

DEBRIS L’histoire

Michael et Michelle, un frère et une sœur racontent différents événements qui leur seraient arrivés lors de leur enfance et de leur adolescence et qui relèvent tous d’un sordide prononcé. Un père alcoolique qui se convertit au catholicisme, une mère morte ou en tout cas absente ; la cellule familiale de Michael et Michelle est extrêmement précaire matériellement comme affectivement. A travers neuf histoires, neuf textes indépendants, se dessine, en filigrane, la découverte d’autres réalités et d’autres relations possibles. Au fur et à mesure que Michael et Michelle nous livrent leurs souvenirs, on se demande quelle est la part de vérité et de fantasme dans leur discours.

DEBRIS Note d’intention

Au cœur de ces interrogations sur la cellule familiale, la télé et la religion reviennent comme des leit-motiv et finissent par se confondre. Ils agissent comme des exhausteurs des pathologies des parents de Michael et Michelle. Pourtant la télé est aussi un objet indispensable à la constitution d’un foyer. Le texte central, « DEBRIS », raconte comment Michael trouve un bébé dans les ordures. A partir de cette image radicale proposée par l’auteur nous avons décidé de situer la représentation dans une déchetterie et de travailler à partir des détritus.

Michael et Michelle décalent et subliment l’existence marginale qu’ils ont vécue en utilisant les déchets des autres. Ils s’approprient les rebuts de la société et leur donnent une autre valeur: sensible et esthétique. Avec méticulosité et acharnement, ils ne cessent de se raconter avec les débris d’une société insensée qui laisse à la marge les plus démunis. Les deux frères se construisent un espace de création et de parole dressé vers nous dans lequel la matière, affranchie de sa fonction consommable, devient sensorielle et organique.

CRUSUICIFIXION

Accumulation de bouteilles de vin et texte projeté.
Pour son seizième anniversaire, le père de Michael déploie un dispositif impressionnant pour s’autocrucifier dans son appartement.
Sur le modèle de l’accumulation d’objets qui apparaît avec Arman dans les années 60, l’accumulation d’un certain type de déchet raconte de manière poétique l’histoire de cette consommation effrénée. L’installation plastique et les mots se confrontent et apportent un éclairage les uns aux autres.

DIVORCE

Accumulation de télés et vidéo
Dans « DIVORCE » Michael découvre un père et son fils en train de manger une pizza, puis il les suit jusqu’au salon de la mère qui regarde la télé avec son fils. Dans cette pièce chaleureuse, Michael découvre le bonheur familial.
L’accumulation de télé est ici le signe de l’obsession de Michael pour « cet écran magique »1 capable d’apporter du bonheur. La vidéo permet de séquencer et d’éclater les images du texte.

DEBRIS

Série photographique
Le déchet peut avoir une symbolique narrative. C’est le pari de ces clichés qui, grâce une composition de détritus raconte un évènement de la vie des protagonistes.

LE DERNIER POULET / ONCLENRI / DEBRIS

Maquette théâtrale
Sur scène, Michael et Michelle nous font le récit de trois souvenirs : la mort de la mère étouffée par un os de poulet, la rencontre d’un « oncle » aux intentions douteuses et la découverte d’un bébé dans les ordures. Ils utilisent les déchets qui sont à leur disposition pour composer des images, pour figurer leurs personnages et pour créer une ambiance sonore propice à la représentation des évènements.
20h (40 min)

NECROVIVIPARE

Improvisation musicale et chorégraphique
Michelle raconte une nouvelle version de la mort de sa mère. Cette dernière, enceinte de sa fille, entend à la télévision qu’ «il est évidemment impossible de nos jours de créer quoi que ce soit d’original.». Effarée par cette considération, elle va se laisser mourir sur le canapé. Le fœtus va survivre dans le placenta en développant des moyens surnaturels pour arriver à terme.
Pour la création musicale à partir de ce texte viscéral nous faisons appel au groupe Amragol, qui utilise les instruments de manière à produire de l’étrangeté et improvisent sur scène afin de privilégier le ressenti à la composition. L’organique en jeu dans ce texte prendra corps par le travail de deux danseuses/performeuses qui improvisent sur la musique et les mots.
21h (40 min)

DEBRIS à vous

Installation collective
En travaillant sur les déchets, force nous a été de constater à la fois la quantité effarante de déchets ménagers jetés chaque jour mais aussi, la qualité esthétique ou la charge émotionnelle de ce dont nous décidons parfois de nous débarrasser. Nous vous proposons d’en faire l’expérience en amenant un objet, ou un morceau d’objet que vous aviez décidé de jeter à la poubelle. A la manière des poubelles d’Arman, vous déposerez ce déchet dans une boîte transparente, formant ainsi une œuvre de Trash Art collective.

SHE’S LOST CONTROL

Mix et Vjing
Dès le début du projet, une chanson s’impose et nous suit, « She’s lost control » de Joy Division, un groupe de rock anglais né dans les années 70 entre le punk et le « rock gothique ». Nous puisons dans cette énergie punk rock anglaise porteuse d’une rébellion puissante. Dans le mix, vous retrouverez The Clash ou les Sex Pistols, puis de l’Electro-rock (13th floor elevators, Velvet Underground, Animal Collective).
22h-

DEBRIS Distribution

Compagnie Brouha Art (http://compagniebrouhaart.wix.com/brouhaart)

Texte: Dennis Kelly
Traduction: Philippe le Moine, Pauline Sales
Mise en scène: Laureline Collavizza
Avec: Anthony Boullonnois, Julie Fonroget
Scénographie: Blandine Vieillot
Son: César Molina
Costumes: Florence Kukucka
Photos: Yann Kukucka
Vidéo et Vjing: Arthur le Fol
Musique: Amragol (http://www.amragol.fr/music.html)
Installations: Cindy Chercheve et Arthur Le fol
Danse: Bleuène Madelaine
Mix: DJ TEK-E7 (https://soundcloud.com/takeaset)

A propos ericperrier

Infact-Instant net est une organisation a-centrée passant parfois par moi.
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