Samedi 19 Novembre, 20h : LE VEILLEUR, théatre. Et dernière de la Société de Curiosités!

La Compagnie Les Sbires Sibériens a commencé le travail sur sa nouvelle création, « Le Veilleur », à la Société de Curiosités. Le samedi 19 novembre à 20h elle y présente en public le fruit de sa résidence, une maquette de ce voyage nocturne peuplé de vigiles, et pas que.

La Société de Curiosités est, elle-même, une curiosité, un lieu curieux donc, un espace en adéquation avec l’univers du « Veilleur » et avec le site étrange que ses vigiles surveillent. Avec la mise à disposition de ce lieu, les Sbires Sibériens explorent, dans cette première étape de leur travail, les possibilités d’une proposition enveloppante où le spectateur assisterait à une fuite déployée autour de lui et où il risquera peut-être de perdrerepère, comme les personnages du spectacle, plongé dans cette nuit noire où un point de lumière devient une planche de sauvetage. Commencer le travail à la Société de Curiosités nous permet justement de jouer en toute liberté avec l’espace sans les contraintes d’une salle de spectacle conventionnelle. Ce lieu a ses propres contraintes, bien sûr, mais elles sont ancrées dans la matière brute d’un lieu « réel » et cette matière brute peut façonner à sa manière – et on verra comment – le caractère de nos personnages, l’urgence de leurs désirs et la couleur de leurs peurs.

Avec Chloé Chycki, Florian Miguel, Max Millet, Vincent Prévost et Maurici Macian-Colet. Écrit et mis en espace par Maurici Macian-Colet.

Participation aux frais tirée aux dés (de 2 à 12 euros, au hasard).

La Société de Curiosités
123 rue de Clignancourt – 75018 Paris
Métro Simplon (quand vous sortez du métro entrez dans l’Intermarché, traversez-le, tournez à droite, c’est là !)

* * *

LA PIÈCE

«Le monde est très grand et plein de contrées magnifiques que l’existence de mille hommes ne suffirait pas à visiter. »
(Arthur Rimbaud, lettre à sa famille du 15 janvier 1885)

C’est la première nuit du Bleu, le nouveau vigile. Il remplace le dernier d’une série d’agents de sécurité morts pendant leur service dans de mystérieuses circonstances. Il est minuit, le chef des vigiles a fini sa journée et part, laissant au Bleu la charge de la surveillance du site. Qu’enferme ce lieu étrange, oublié du monde mais pas des assassins et que même le clair de lune a déserté ?
Dans un sas à peine éclairé, le Bleu et le Second, un autre vigile qui ne devrait pas être là. Dehors, une présence hante le désert noir qui les entoure. Le Bleu est pris dans les filets de l’inconnu et de la peur. Tout s’embrouille. Voilà une nuit qui risque de bouleverser l’ordre des choses.

Après d’étonnantes découvertes, cette première et dernière nuit devient peu à peu une course folle, loin du monde, qui va attirer à elle, d’une façon ou d’une autre, tous les personnages ; une fuite en avant, droit vers le centre d’un labyrinthe : celui qui enferme le trésor si bien surveillé par l’entreprise prestataire du service de sécurité du lieu.

* * *

« Le Veilleur » nous confronte à la nature ambivalente du désir de fuite et à ses conséquences dramatiques. Cette pièce est construite comme une tragédie qui, dans la course folle de son développement, ne laisse pas aux mots le temps d’en exprimer les ressorts. Peut-être la rencontre dans le noir entre les spectateurs et nos personnages fera-t-elle entendre les non-dits forcés par la précipitation de l’action. En attendant cette rencontre, contentons-nous de dire que « Le Veilleur » propose simplement une étrange histoire de vigiles protégeant un site qui, cette nuit sans lune, renferme une tentative de fin du monde, mais peut-être aussi l’espoir d’en échapper.

«Enfin, le plus probable, c’est qu’on va plutôt où on ne veut pas, et que l’on fait plutôt ce que l’on ne voudrait pas faire, et qu’on vit et décède tout autrement qu’on ne le voudrait jamais, sans espoir d’aucune espèce de compensation.»
(Arthur Rimbaud, lettre à sa famille du 15 janvier 1885)

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A propos ericperrier

Infact-Instant net est une organisation a-centrée passant parfois par moi.
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