Les écoutes (très) augmentées

Un exercice d’écoutes et de jeu, par Alvaro Martinez Leon, compositeur et performeur, et musiciens invités
Des rencontre musicales en deux parties :
1 : Présentation d’un compositeur d’après guerre, analyse par Alvaro Martinez Leon. Écoute de tout ou partie d’une pièce du répertoire du compositeur.
2 : Echo à cette pièce joué par des musiciens.
A la fin de chacune des parties le public pourra échanger avec les intervenants.
Séquence 1 (Janvier 2010) : « Ligeti et la perception »
Avec : Séverine Ballon: Violoncelle / Dafne Sandoval : Basson
Note d’Alvaro martinez Leon:
« Pour le déroulement des séances:
Le principe est  de faire une présentation d’environ 45 min qui inclurait le contexte dans lequel le compositeur s’est formé et les traits principaux de son esthétique d’un point de vue philosophique et du langage musicale  (en faisant écouter quelques extraits en même temps). La présentation pourrait finir avec l’écoute d’une pièce entière qui aura été sélectionnée comme représentative du compositeur   (10-15 min). La pièce sera aussi choisie pour qu’elle puisse faire le lien avec les instruments qui vont intervenir.
Les musiciens prendront comme point de départ le compositeur et la pièce écoutée, mais avec la liberté de partir ensuite là où ils voudront. La contrainte du début peut être intéressante, mais le concert  gagnera en qualité si les interprètes peuvent décider d’eux mêmes la reinterprétation qu’ils veulent en faire.
Séabce 1 : LIGETI
« Pour la jouabilité de l’exercice « d’imitation » du compositeur, pour cette séance, ça ne sera aussi évident que si l’on avait présenté un Lachenmann ou un Scelsi. Il se trouve que Ligeti a un langage à la fois très complexe et quelque part traditionnel, une imitation idiomatique ne peut pas être l’objectif. La présentation tournera autour de la perception, du seuil de perception de l’auditeur, entre la perception saturée ou en repos, entre la texture et l’évènement sonore distinct. Les musiciennes vont partir du langage qui leur soit plus naturel et dans certains moments elles travailleront sur cette saturation d’information ou sur la texture. »
Pour les compositeurs :
J’ai fait une liste  des compositeurs qui  me paraissent plus intéressants, influents ou simplement passionnants, et dont l’originalité puisse se prêter à une reprise claire par les improvisateurs :
Lachennman
Grisey
Maderna/Stockhausen/Boulez (à choisir, pour le sérialisme intégral)
Cage
Feldman
Scelsi
Reich
Nancarrow
Aperghis/Berio/Kagel (à choisir, pour le théâtre musical)
Sciarrino
Webern
Ligeti
******
Séquence 2 : VENDREDI 30 AVRIL 2010 : Xenakis, mathématiques d’une nature sauvage
« Xenakis a été le premier grand outsider face au sérialisme en Europe. Ingénieur de formation, sa connaissance scientifique de la nature lui a mené à penser la musique comme un reflet des lois physiques les plus avancées de son temps. De plus, son travail comme architecte dans l’atelier de Le Corbusier  lui a permis de composer en pensant aux éléments musicaux comme à des espaces géométriques et des matériaux de construction. Cette artiste continuellement à la recherche de parallèles entre science, philosophie et art, a aussi été marqué par la Seconde Guerre Mondiale. Sa participation dans la résistance antinazi à Athènes pendant sa jeunesse lui a marqué physique et psychologiquement, faisant de chacune de ses pièce un cri d’anticonformisme. » Alvaro Martinez Leon
*****
Séquence 3 : Jeudi 12 Mai 2011 : GIACINTO SCELSI (1905-1988)
Avec Pierre Cussac, accordéon et Paolo Vignaroli, flute
Deux parties
Présentation par Alvaro Martinez Leon de l’oeuvre de Giacinto Scelsi avec écoute de tout ou partie de musiques du compositeur.
En seconde partie les musiciens jouent une pièce de l’auteur, ou ‘à la manère de’.
A la fin de chacune des parties le public est invité à échanger avec les intervenants.

« Né au sein d’une famille aristocrate en 1905 à Spezia (Italie), Scelsi suit des cours privés avec plusieurs maîtres pendant toute sa jeunesse. Dans sa première étape créative, sa musique est influencée entre autres par Stravinsky, Scriabine et le dodécaphonisme. Entre 1948 et 1952 il souffre d’une crise nerveuse qui le conduira dans un centre psychiatrique où il trouvera sa propre thérapie : pendant de longues heures il joue une seule note sur un piano, en l’ écoutant de façon contemplative. Cette pratique, liée à la découverte de la méditation transcendantale et des philosophies orientales et mystiques, lui donnent une toute nouvelle direction de recherche, qui aboutira en 1959 aux 4 pièces pour orchestre, chacune construite sur une seule note. Jusqu’à sa mort, il sera question pour Scelsi de faire le medium entre la Divinité et le monde, pour nous montrer les trois dimensions du son : durée, hauteur et profondeur. La troisième dimension (profondeur), méconnue pour les occidentaux, est celle qui rend le son sphérique, en nous entraînant dans l’énergie cosmique, l’Immobile. » A.Martinez Leon.

Alvaro Martinez Leon : http://alvaromartinezleon.com/index.php?%2Fespanol%2Fescuchar–ver%2F

Un commentaire pour Les écoutes (très) augmentées

  1. Laeti dit :

    Une idée de la date de la séance Webern ?

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