Les Concerts Désoeuvrés (La java, Paris)

D’abord merci à Maurice Blanchot et ses « désastres ». Et avec eux, la chute de l’Homme, sa séparation des dieux et de leur tutelle. A nous de jouer.

Les Concerts Désoeuvrés s’inscrivent dans un ensemble de réflexions et mises en pratique liées aux situations d’écoute de la musique.

C’est d’une part un jeu sur l’expérience de l’écoute : Les musiciens, répartis dans la salle, autour du public, jouent tour à tour et parfois ensemble, de sorte que le public peut être amené à chercher qui joue.
Dans la forme développée d’un Concert Désoeuvré, on ne sait plus qui énonce quoi, nous sommes plongés dans une sorte de style indirect libre où l’on doit parfois prêter attention à qui parle en démêlant les fils sonores et discursifs, comme dans un babillage général où chacun intervient.
C’est d’autre part, un mode opératoire proposé aux musiciens en vue de créer ensemble un concert : au minima chacun  joue 20 minutes de son disque, ou de son ‘concert habituel’. Il est seulement demandé, pour moduler la simple succession-cohabitation, de créer des intermèdes, soit ensemble, soit confiés à l’un des musiciens, afin de créer une continuité. Cela correspond à l’économie minimale, demande peu ou pas de répétitions.
Dans l’étape plus développée les musiciens alternent plus souvent, les transitions peuvent être plus longues, se tresser avec les pièces de chacun. En plus de l’alternance entre les musiciens, les transitions sont réparties et jouées alternativement, ou ensemble, le concert devenant le fruit d’une création collective et non plus simple cohabitation.

Cela permet une variété d’interprétation, de prise en charge par les musiciens. C’est un processus de collaboration, de rencontre, et de création en commun. Ils peuvent prendre prétexte de cette idée régulatrice et hypothétique pour faire quelque chose qui fonctionne sur l’idée de ce que peut être l’alternance : simplement ‘être à la suite’, ou bien un jeu de places plus virevoltant.

Extrait du 1er Concert désoeuvré, dans l’odre d’apparition: Laurent Chambert (The other colors), Nicolas Verger (Joyfull DrunKeness) et Bérangère Maximin.

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