Paysage_différé [an audial_scape for a reminded_space]

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Paysage Différé
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DESCRIPTION D’UN PAYSAGE DIFFÉRÉ :

QUOI ?

« PAYSAGE.DIFFÉRÉ » est une série d’événements artistiques conceptuels dont la principale volonté serait de créer des « espaces de sons éphémères et inédits » développés à travers la confrontation d’approches différentes dont la préoccupation commune et la contrainte imposée seraient celles du « PAYSAGE_DIFFÉRÉ ». Cette série d’événements installés à la Société de Curiosités auraient ainsi pour but d’explorer toutes les réponses possibles occasionnées par la pratique du « paysage_musical ». Au travers de ces rencontres, échanges et fusions inédites entre différentes personnalités toutes issues de la scène artistique expérimentale, ces « paysages sonores » verront leur temps de vie limité à l’instant de la représentation. Le parti pris étant de rendre un « paysage musical » éphémère, les triptyques qui composeront chaque événement auront donc pour but de faire vivre dans un temps limité la représentation de paysage sonores, d’espaces contemplatifs visuels ou sonores.

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COMMENT ?

Chaque édition sera, toujours de la même manière, composée de 3 volets, permettant ainsi au public d’avoir une vision progressive, intelligible et distincte des différentes façon d’appréhender le paysage_musical. Les 3 parties seront accompagnées de « paysage_vidéo » se référants à des paysages concrets, soumis à une certaine contemplation imposée par le plan séquence. Les projections, apparaissant au même instant que les paysages sonores, auront pour but d’amplifier cette notion de restitution d’espace, de temps différé et donc de proposer un espace immersif total au public. Les 3 sections sont :

PREMIERE PARTIE DE SOIRÉE : PAYSAGE_BRUT :
Illustrée par un artiste/invité issu exclusivement de la scène des puristes de la prise de son dite « concrète », sans aucune modification, transformation, ayant pour volonté de restituer un paysage de façon la plus transparente possible.
SECONDE PARTIE DE SOIRÉE : PAYSAGE_TRANSFORMÉ :
Illustrée par 2 artistes/invités, le premier artiste issu de la scène des musiques concrètes modifiées, ayant pour volonté de faire arriver ‘autre part’ une prise de son brut, puis le second provenant de la scène des « instrumentistes solistes improvisés ». L’union de ces deux approches permet de composer un paysage musical complexe entre son naturel et instrument acoustique, de proposer un espace où force naturelle et force acoustique s’affrontent pour engendrer un lieu fusionnel unique.
TROISIEME PARTIE DE SOIRÉE : PAYSAGE_SYNTHÉTIQUE :
Illustré par un artiste issu tout droit de la scène expérimentale revendiquée 100% électronique, ayant pour volonté de finir sur un espace de son 100% artificiel, synthétique, ne pouvant exister d’aucune autre façon que de par l’informatique elle même.

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BUT ?

La finalité de cet événement culturel reste de regrouper des communautés musicales différentes le temps d’un échange. Ces confrontations de pratiques pourront ainsi mettre en évidence un certain systématisme, des récurrences musicales fortes visibles chez les et les autres, abolissant ainsi toutes les frontières ou les préjugés existants entre ces différentes disciplines musicales: l’univers acoustique pur et l’approche 100% électronique. Anéantir ainsi, l’espace d’un triptyque musical et sonore, ces rivalités artistiques.

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PREMIÈRE ARTISTES/INVITÉS :

PAYSAGE_BRUT : Eric Cordier.
http://www.prelerecords.net/

PAYSAGE_TRANSFORMÉ : Rencontre de > Gil Savoy & Alexandre Bellenger.
http://www.arteradio.com/son.html?312011
http://www.dt-bs.com/index.html?:menu.html

PAYSAGE_DE_SYNTHÈSE : Strom Varx.
http://stromvarx2.blogspot.com/

PAYSAGE_VIDÉO : Emilie Vialet.
http://marchercreer.free.fr/?page_id=3

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INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR LES ARTISTES INVITÉS :

A_ Eric Cordier :

Musicien et compositeur électroacoustique né en 1963. Après des études en archéologie et d’histoire de l’art (et vacataire en archéologie pour financer ses études de 83 à 87), il est diplômé d’esthétique (musique, vidéo et philosophie) DEA université de Paris I, 1994. Eric Cordier, proche de la musique concrète, développe un style musical dans lequel la matière sonore est toujours utilisée dans le respect de ses spécificités, limitant l’impact des traitements. Chaque pièce est construite autour d’un concept ou d’une thématique forte, faisant souvent appel à des questions sociales ou de mémoire comme pour les commandes du festival Mémoires vives, et la série de concerts Art et Travail avec D Tricot. A côté de nombreuses compositions électroacoustiques pour bande seule, l’expérience d’Eric Cordier en matière de musique mixte l’est avec des musiciens issus de l’improvisation ou du contemporain, Jean Luc Guionnet (orgue d’église et saxophone), Seijiro Muayama (batterie) et Georges Pennetier (percussions). Sa formation de plasticien le conduit à mener des projets à la frontière des arts plastiques et de la musique : réalisant des environnements sonores ou des sculptures-instruments : l’Orgue de Bois avec le sculpteur Denis Tricot et le dispositif instrumental Synapses avec Jean-Luc Guionnet, ainsi que des performances. Son intérêt pour les musiques traditionnelles et anciennes l’ont mené à pratiquer la vielle à roue en interaction avec des traitements électroniques dans le cadre de l’improvisation.  C’est ainsi qu’il aime mener, dans la longue durée, des projets aux caractéristiques bien distinctes : Enkidu (avec Seiichi Yamamoto, guitare électrique et Chie Mukai, kokyû), Phéromone (avec JL Guionnet et Pascal Battus), Suture (avec Seijiro Murayama), Tore (avec JL Guionnet)…

B_ Gil Savoy :

Partir enregistrer des sons: des paysages déshumanisés, un bourdonnement, des bruissements, un silence ou au contraire un son assourdissant. Par le montage, effacer le temps qui s’écoule et faire apparaître une musicalité propre à chaque chose, avec sa fragilité, sa pleinitude. Faire entrer l’auditeur dans les détails d’un son/bruit, dans sa matière macroscopique. Dégager une tension contenue, des fréquences à partir d’un son complexe, trouver son essence et son caractère, pour se libérer de son sens et le rendre abstraction, évocation.

C_  Alexandre bellenger :

Bellenger, né en 1975 près de Paris. Musicien et compositeur autodidacte. Il est guitariste et joue aussi des tourne-disques et du synthétiseur analogique. Depuis 2000, il a donné un grand nombre de concerts en Europe sur les différentes scènes de musique improvisée, noise et expérimentale. Il a collaboré avec Oliver Augst, Jac Berrocal, Thomas Deszy, Roger Turner, Chris Corsano et Christine Sehnaoui, Rüdiger Carl, Jean-François Pauvros, Otomo Yoshihide, Martin Tétreault, Aki Onda, Dan Warburton ou Manuel Mota. Il est aussi membre du duo WOOM et du trio BOOBY MOO. Il écrit depuis 2005 une série de 100 morceaux pour le trio S.M.H.O.T. En 2008 il compose la pièce de musique électronique « Perlaboration » (30 minutes). Pour cela il s’inspire de l’oeuvre de Philippe Sollers, de la musique d’Éliane Radigue et du concept freudien de « perlaboration ». Cette pièce a été publiée sur le label parisien APPEL en 2009 et jouée en direct pour la première fois en juin à la Cité de la Musique de Marseille. Bellenger est également responsable du label cdr ARR sur lequel il a sorti plus de 50 disques présentant son travail d’improvisateur et de compositeur. Il a également réalisé un film expérimental, « Rolex à la plage » paru sur le label WMO/r dirigé par Mattin. De 1999 à 2001, il a assuré seul la publication du magazine gratuit « My Precious Trash » et collaboré dans ce cadre avec Levi’s Vintage Clothing.

D_ Strom Varx :

Strom Varx produit exclusivement des espaces de sons revendiqués 100% électronique depuis 2005. Il viendra ici présenter une composition pour basses fréquences intitulée « Matière, distance et isolement ». C’est la volonté d’occasionner chez l’auditeur une sensation de malaise, d’angoisse et d’isolement, afin de le retrancher, au fur et à mesure de l’écoute, à une dérive introspective.
« Seul les mauvais souvenirs, les situations douloureuses et extrêmes restent encrées en l’homme de façon forte et imperturbable car aucunement désiré. Les « bons souvenirs » eux restent mais ne remontent que trop rarement, car l’individu s’efforçant pleinement chaque jours à rechercher constamment cet état d’euphorie, de bonheur, de jouissance intellectuelle et matérielle, s’habitue peu à peu à une certaine forme de luxure des sens quotidienne, ce qui a pour effet l’abolissions quasi total des véritables sens des valeurs ».

E_ Emilie Vialet :

Après avoir suivi l’enseignement de Tom DRAHOS (DATAR) aux Beaux-Arts de Rennes, elle entre à l’École Nationale Supérieure Louis Lumière en photographie. Elle obtient son diplôme en 2006, avec « Coulisses d’autoroutes », travail sous la direction de Thibaut CUISSET. Aujourd’hui photographe de paysage et d’architecture, elle continue à mener une réflexion sur la représentation et la compréhension du paysage contemporain.

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Cette soirée_expérimentale est la première d’une série d’événement culturel qui se déroulera chaque 13ème jour du mois de l’année 2010 à la société de curiosités. La prochaine aura donc le privilège d’accueillir les artistes suivants :

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SAMEDI 13 FEVRIER 2010

PAYSAGE_BRUT : Thomas Tilly.

PAYSAGE_TRANSFORMÉ : Rencontre entre Mokuhen & Pascal Battus & StromVarx sur un paysage vidéo d’Émilie Vialet

PAYSAGE_DE_SYNTHÈSE : Kasper Toeplitz.

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INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES SUR LES ARTISTES INVITÉS :

A_ Thomas Tilly :

Thomas Tilly est un musicien autodidacte utilisant le microphone comme principal instrument de travail. En 2001, il crée Tô, projet solo de musique concrète. Son travail est centré sur l’utilisation d’enregistrements environnementaux qu’il réalise et sur la manipulation d’objets trouvés. En conséquence, les pièces sonores éditées sont l’aboutissement d’un projet original souvent lié à un endroit et développé sur une période donnée. Cette méthode de travail lui impose de s’approprier le lieu pour y fondre sa sensibilité, en étudier l’architecture et en retirer une vision personnelle. Le travail de Thomas Tilly se concrétise également par la réalisation d’installations, formes lui permettant d’apporter une suite logique à ses recherches sur les spécificités sonores des lieux en lui permettant, entre autre, de développer des dispositifs de captation/diffusion in situ. Ses travaux ont été édités sur plusieurs labels, dont celui du centre de création national Césaré.

B_ Mokuhen :

La première vertu de Kazagumo est d’exiger l’attention. On ne peut pas aller faire la vaisselle, on ne peut pas discuter sur fond sonore, on ne peut pas draguer, on ne peut pas penser à autre chose. Ça ne marcherait pas. Pas d’émotions puissantes, pas de veine lyrique, pas de douche sonique. Il faut se poser, arrêter les machines du monde, écouter, être attentif. Quel soulagement, en vérité, qu’un disque qui ne vous accorde aucune distraction. Dans le vaste champ des musiques électroniques, Kazagumo (le vent annonçant la pluie) s’inscrit dans le registre des symphonies pour un homme seul. La matière sonore est souvent très peu dense. Le silence est strié de radiations, d’irradiations, de percussions métalliques, de clochettes et de percussions de cordes. Tournent des périodes de chuintements, crachotements et craquements. La musique frotte. Elle résiste. L’absence d’instrument n’en fait pas une musique virtuelle. L’abstraction n’en fait pas une musique éthérée. C’est une musique d’objets, sans objets originels assignés. Sifflets, vrilles, clapets, gonds. Une musique de mécanismes. Entrechocs, clongs, gongs, résonances. Une musique micro et pluri-rythmique. Kazagumo explore parfois des notes aqueuses, de grosses bulles sonores sur une surface d’huile. Peu de dissonance de toute façon, pas de discordance. De l’ambient, Mokuhen retient des pratiques d’écoute apaisée. Sur Frozen, on entendra même un authentique violon rayer un instant la surface. Et sur Lisière, une aurore mélodique, qui, brouillée de perturbations, évoque le premier album de Fog. Mokuhen est un projet électronique du musicien Laurent Guérel, qui travaille aussi sur des installations, ou pour le théâtre, et cela s’entend.

C_ Pascal Battus :

Guitariste et percussioniste vaguement, Pascal Battus tsunamise depuis plus de 20 ans les limites instrumentales pour façonner son outillage sonore toujours proche de l’éléctricité et de gestes sonores singuliers. Seul ou aux cotés de nombreux musiciens, danseurs, artistes visuels…il joue en Europe, Amérique, Moyen et Extreme-Orient. Ses disques sont édités sur Potlatch, Corpus Hermeticum, Amor Fati…

D_ Strom Varx :

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E_ Kaspert T. Toeplitz :

Compositeur & musicien (ordinateur, basse électrique), ayant développé son travail dans le « no man’s land » entre la composition « académique » (orchestre, ensembles, opéra) et la nouvelle musique électronique ou « noise music ». A reçu plusieurs prix et distinctions dans le domaine « académique », ainsi que des nombreuses commandes d’État, de la Radio ou encore de studios électroniques comme l’Ircam, GRM , GMEM, CRFMW, EMS.. Travaille avec des musiciens expérimentaux ou inclassables, comme Zbigniew Karkowski, Tetsuo Furudate, Dror Feiler, Art Zoyd, Éliane Radigue, Phill Niblock, Francisco Lopez, Z’ev,Ulrich Krieger, d’autres.. mais également avec des artistes pratiquant d’autres disciplines : danse, video…… K.T. Toeplitz aime cuisiner et pense qu’il y a des similitudes flagrantes entre cuisine et composition – un même sens de la projection de l’idée et d’abstraction – et ne fera jamais confiance à un compositeur ne sachant pas cuisiner. Sa cuisine est sans recettes toutes faites, et en renouvellement constant – comme sa composition. Les deux peuvent parfois être trop pimentées.

F_ Emilie Vialet :

Après avoir suivi l’enseignement de Tom DRAHOS (DATAR) aux Beaux-Arts de Rennes, elle entre à l’École Nationale Supérieure Louis Lumière en photographie. Elle obtient son diplôme en 2006, avec « Coulisses d’autoroutes », travail sous la direction de Thibaut CUISSET. Aujourd’hui photographe de paysage et d’architecture, elle continue à mener une réflexion sur la représentation et la compréhension du paysage contemporain.

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4 commentaires pour Paysage_différé [an audial_scape for a reminded_space]

  1. Ping : MERCREDI 13 JANVIER 2010 “PAYSAGE_DIFFÉRÉ” [an audial_scape for a reminded_space] « La Société de Curiosités

  2. ericperrier dit :

    Commentaires concernant ce programme :

    **********

    karénine // février 14, 2010 à 1:52

    1-que vous ne payiez pas les musiciens et que ces soit un aspect clairement établit entre eux et vous, qui ne s’appuie sur aucun rapport d’autorité-certes après tout si tout le monde trouve ça normal…
    1-je n’ai jamais dit que le « chapeau » était honteux-infament ou minorant, si effectivement il demeure le seul moyen de soutenir les musiciens
    2-j’y ai participé
    3-j’ai écouté
    4-la rémunération des artistes concernent tout le monde-et encore plus aujourd’hui, par les temps qui courent…les subventions des lieux de diffusion qui sont réduites-voire supprimées…

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    eric perier // février 14, 2010 à 10:26

    @ Karénine
    Il doit y avoir une justification au fait de jouer gratuitement en public.
    Concernant les musiques en jeu ce soir là – musiques « bruitistes », « électro-acoustiques », on a affaire à une économie faible, et à une tradition née dans des conditions économiques (relativement) favorables, tout au moins soutenues (par les radios, et quelques sociétés privées, comme Bell, Siemens, par exemple, nous parlons là des années d’après guerre). Actuellement ces ‘savoir-faire’ sont totalement intégrés et forment le substrat sonore de l’époque, sans que pour autant les attentions pour la création soient plus évidentes (peu de public, peu d’aides publiques). Le milieu et ses experts, comme la critique, par exemple se bornent à prescrire, et les situations de jeu, de contact avec le public n’évoluent pas, ou peu. Cela facilite d’autant moins l’inscription des problématiques de la création d’aujourd’hui dans le corps social et les politiques culturelles les jugent marginales à juste titre. La compétition pour les financements entraîne une inflexion négative sur la dynamique créative. S’ensuit un alignement général sur les recettes et comportement académiques.
    Ce constat est bon à faire en préambule à une action, au moins pour savoir où l’on met les pieds, et à quoi (et qui) on aura à faire…
    Le projet de la Société de Curiosités propose une autre façon de faire, et se place au coeur de plusieurs champs de bataille, vous pouvez, en parcourant les textes proposés dans ce blog, vous sensibiliser à quelques-uns des axes abordés.
    Lorsque nous parlons de » musiquer », nous parlons certes d’une façon de reconsidérer les relations entre les participants, à un moment donné, de la production du son et de la musique, ces ‘participants’ étant : l’institution de diffusion culturelle, les artistes, le public; certains des programmes que nous proposons éclairent ces relations d’une autre façon, d’autres, comme celui qui vous a valu de nous rencontrer, tendent à reproduire une situation classique, c’est le risque de prendre des voies pas très bien éclairées que de s’égarer un peu parfois, dans celles qui le sont déjà. Au moins frayons nous notre chemin. Pour cette soirée, seconde partie d’un programme autour de la notion de paysage, le propos général est un peu dogmatique, la forme classique d’un concert en trois parties, et le public, très nombreux, est conservé dans un rapport scénique confrontant. A faire évoluer, peut-être, ou bien, si la forme fonctionne telle quelle, à déplacer dans une salle adéquate, en termes techniques, acoustiques et économiques. Après deux soirées, nous allons en parler avec les acteurs de ce projet. Il n’est pas question de faire ronronner une forme définitive dans une économie au chapeau.
    Toutefois les artistes, qu’ils ‘expérimentent’ ou non, produisent une occasion de rencontre avec une production, qui peut justifier un échange aussi économique avec le public, d’où le chapeau, d’où, également, nos échanges pour évaluer les possibilités d’entrées payantes. Il est question avant tout, en reconsidérant les relations, de créer une implication réciproque.
    Lorsque je dis que la gratuité des entrées n’est pas imposée aux artistes c’est pour indiquer également au public un certain déplacement des enjeux ce soir là.
    A juste titre vous dites que ce n’est pas parce qu’on y « expérimente » des façons de faire que la gratuité est justifiée, car de plus, cela demande souvent un travail supplémentaire, en amont, dans la génération des idées et du projet (à laquelle nous, en tant que « société de curiosités », participons activement) dans la mise en place, les répétitions, etc., en plus du moment de diffusion publique. Vous dites justement que « la rémunération des artistes concerne tout le monde », mais attention : qui est ‘tout le monde’ ? encore du ‘public’, du quantitatif, de l’indifférencié ? surement pas. Pour aller, comme je vous le suggérais dans ma première réponse du ‘tout le monde ‘au ‘chacun’, il faut proposer des situations de différenciation, d’invalidation de vérités et habitudes, de floutage des contours, des tentatives dont l’échec n’est pas impossible, des possibilités de responsabilisation bien comprise.
    Pour ceci nous proposons ici, d’échanger d’abord sur un projet non dogmatique et non programmatique, pour évaluer la pertinence et l’utilité d’une action relative à ce que nous en pensons ensemble, dont le désir pour les sons, les mots et les images est le lien et moteur.

    **********

    Adolfo Kaplan // février 15, 2010 à 11:24

    Bonjour Eric et « reste », vielle biques ou pas

    Je suis en dehors de vos laborieux « recours »..mais.. je voudrais donner une petite opinion générale :

    Eric, on voit le boulot que tu fait, on est conscient des conditions économiques que l’on voudrait bien sûre améliorer,

    mais ton lieu est une source de bonnes soirées, et des motivations variées (on aimerai aussi l’agrandir, le rendre techniquement plus souple, etc, etc)

    Par l’instant, heureux celui qui participe et qui accepte la petite écriture au pied du contrat, (petite, en termes figurée parce que on m’a toujours dit clairement l’aspect tunes)

    j’ai toujours su que si je jouai la, ça ne serait pas pour le fric !

    Allez camarada !

    En avant !

    Encore d’autre projet, propositions, dé construction, et tout l’inventaire de notre imagination…

    sorry my french, i’m chilean !

    Adolfo Kaplan

    **********

    Fanstein // février 15, 2010 à 12:07

    Bonjour
    Je me permets de donner mon humble point de vue, en tant que membre de la société de curiosités très heureux de rencontrer tout ce que ce projet offre. Je crois que ce qui se passe ici est unique, de mon point de vue ça l’est. Je précise que je ne suis pas dans le milieu artistique et que c’est en curieux que je suis venu là, et en curieux obstiné et contenté que j’y reviens. Concernant cette soirée précisément j’ai eu pour ma part beaucoup de plaisir bien qu’effectivement la quantité des gens ait pu gêner un peu l’écoute, ce qui est inhabituel tant en général celle-ci est palpable et qualitative. Mais ça ne m’a pas dérangé. Sur l’ensemble je remercie vivement la société de curiosités de proposer ceci, je vais de découvertes en découvertes et passe des moments toujours qualitatifs. Donc merci, bravo, et pour ma part je suis prêt à participer financièrement plus activement.
    Pierre Fanstein, paris.

    **********

    Alexandre Grauer // février 15, 2010 à 3:37

    Bonjour,

    Il est décevant de nous traiter de voleurs de cette manière, c’est clairement une diffamation publique . Aucun argent n’est pris pour la SDC dans le crâne et aucun artiste ne s’est vu refuser un verre ou une dizaine de verres, ni même empêcher de venir avec des bouteilles et servir nombre de membres et non membres. Lesquels non membres mettent en danger tout le projet en étant présent sans avoir cotisé.
    Concernant le son, 80DB maximum pour ne pas déranger les voisins, pas au-delà. La SDC n’est pas une salle de concert. C’est un lieu d’écoute.
    Autant Eric est assez diplomatique et arrangeant, pas moi. la Société de Curiosités nous a coûté à tous les deux près de 24 000 € à ce jour. Nous payons à peine le loyer depuis quelques mois avec les recettes propres. Sans compter les investissements de départ en mobilier et matériel et le travail des bénévoles pour organiser des événements qui permettent à la SDC d’être toujours là. Accusez-nous alors de mécénat si vous voulez. C’est une passion qui nous anime. C’est un lieux privé, qui restera privé. Ainsi pour revaloriser la qualité de membre, toute personne non membre ou membre irrespectueux des autres membres et du lieux ne pourra être accueilli dans ce lieu privé. Ainsi pour être membre, les membres pourront coopter leurs amis.
    Quant à la comparaison avec les Instants Chavirés, elle n’est pas à propos. Nous n’avons pas la même activité. Il y a d’autres moyens pour dire qu’il faut aussi aller là-bas écouter de la musique.
    Ca c’est la réalité.

  3. FELI ROSIER dit :

    SALUT !!!!!
    UN GRAND MERCI À VOUS TOUS DE FAIRE DE CETTE ÉVÉNEMENT UN GRAND MOMENT !!
    FRANCHEMENT.

    BON, POUR LES RONDS ÇA VA ME SERVIR UNIQUEMENT À PAYER LES BILLETS DE TRAINS DES ARTISTES NON « COME FROM PARIS » ET POINT BARRE ! GENRE, THOMAS KONER, MATHIEU DAVI DE VIRVILLE ET J’EN PASSE…. ET VUE QUE JE TIENS À CE QUE CETTE SÉRIE D’ÉVÉNEMENT RESTE « GRATUIT », JE VOUS DEMANDE JUSTE DE METTRE, SI C’EST POSSIBLE BIEN SÛR, UNE « PETITE PIÈCE » TOUTE SIMPLE DANS LE CRANE POUR QUE JE PUISSE NOUS FAIRE MONTER ET DONC NOUS ORGANISER DES PLATEAUX QU’ON TROUVE TOUT SIMPLEMENT PAS AILLEURS… ENFIN, DES MÉLANGES SIMPLES ET EFFICACES DE DIFFÉRENTES PERSONNALITÉS ARTISTIQUES…. VOILA VOILA, C’EST TOUT.
    MERCI
    A+
    FÉLIX.

    PS : À SAVOIR QUE CHAQUE SOIRÉE ME RAPPORTE 50€ EN PIÈCE ! BON, BON, C’EST PAS GAGNÉ ;) MAIS BON, TOUTE L’ÉNERGIE QUE JE METS POUR LE BON FONCTIONNEMENT DE « NOS » SOIRÉES, PROVIENT UNIQUEMENT DE « MA » PASSION À « NOUS » FAIRE VIVRE DES PETITS TRUCS SYMPA, CONVIVIAL ET INTIMISTE DANS UN CADRE TRÈS COOL ET À PARIS, alors bon…. ça va….

  4. ericperrier dit :

    .
    A propos du projet « Paysages différé »; Comme je l’ai indiqué plusieurs fois ici, il contrevient, en utilisant une forme ‘académiques’, au projet de la société de curiosités, qui essaie plutôt d’en tester d’autres.
    Parlant de formes classiques, je nomme ce que vous avez vu : une thématique illustrée par trois concerts aux styles différents : musique bruitiste, ou ‘field recording, musique électronique, etc.
    Dès lors qu’une centaine de personnes se déplacent pour ça alors pourquoi la gratuité! Si c’est un don : quoi en échange de ce don?
    La notion de ‘projet’, permettant de tester corriger, préciser, faire évoluer des choses permet de déplacer un peu les enjeux, et, éventuellement de produire un peu d’implication réciproque (nous l’avons vu ce soir là, comme l’indique Félix Rosier, le chapeau a recueilli 50 euros !, pour une petite centaine de personnes, ce qui indique une implication zéro du public)…cela ne nous protegera de toutes façons des récriminations des vieilles biques, toujours bien orchestrées, elles!
    Donc Félix, à notre débriefing! Mais d’ores et déjà, compte tenu de la qualité du programme, de la disponibilités des excellents musiciens qui le composent, de l’affluence, compte tenu de ce qu’il faut exploiter les qualités, les forces en présence, pourquoi pas penser qu’un développement logique de ce projet, tel qu’il est, serait d’être proposé dans une salle plus adéquate? Et pourquoi pas avec le concours de La Société de Curiosités?
    Disant que c’est une forme canonique, classique ou académique, je ne porte pas de jugement de valeur, mais avant d’en arriver là, il faut chercher, tester, gratter, fouiller, emprunter des voies ensemble, échanger, et c’est à la Société de Curiosités, que ça peut (aussi) se passer. C’est à ceci que nous affectons ce projet.
    Je me permet de vous rapporter à divers textes qui fondent notre projet :
    Le texte du projet, avril 2009 : https://instantnet.wordpress.com/la-societe-de-curiosites/
    Quelques précisions, sur la notion de nouveauté : https://instantnet.wordpress.com/qui-suis-je/
    Un avant texte, en préliminaire à un rendez vous bilan avec les membres de la société de curiosités : https://instantnet.wordpress.com/qui-suis-je/31-juillet-2009-preliminaires-a-des-perspectives/
    Une interview pour un magazine, où je parle de mon engagement : https://instantnet.wordpress.com/qui-suis-je/interview-pour-le-magazine-sauvage/

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